Vers la Grèce…

Vers la Grèce…

Dans l’avion

Ernest, prenant l’avion pour la première fois (depuis ses 8 mois) :

 » C’est beaucoup plus accueillant que ce que je pensais !

– Tu imaginais quoi ?

– Pas des sièges bleus et jaunes… et je pensais qu’on verrait des fils électriques dans l’avion. »

(À propos des nuages)  » C’est trop beau, on dirait plein de montagnes en dessous de nous. »

– Il se penche l’avion !

– On touche presque les nuages.

– Papa est-ce qu’il y a du réseau ici ?

– Bien sûr que non !

– Ah oui, c’est vrai, on est dans le ciel…

Et ça forme la jeunesse ?

Le voyage nous décale, nous disperse et nous use. Nos sacs sont lourds et il ne faut pas les laisser sans surveillance. Nous enchaînons les longues attentes et les moments où l’on doit se dépêcher. Il faut chercher son chemin, passer des contrôles, se déshabiller, se rhabiller, montrer patte blanche dans un anglais un peu chaotique, jeter les bouteilles, acheter des bouteilles, refaire les bagages, attendre les bagages, pique-niquer, faire pipi, faire la queue et encore la queue (« Et si j’ai envie de faire caca dans l’avion ? s’inquiète Ernest. Et si une aile prend feu ? Avec tout ces militaires, est-ce qu’il peut y avoir un attentat ? »). Les enfants s’ennuient, ont faim, sommeil… et chahutent pour se délasser. Ils apprennent que pour voyager loin, il faut savoir attendre. Malgré l’ambiance sécuritaire due aux attentats récents, nous parvenons à faire une petite visite du poste de pilotage du Boeing 737, accueillis par le commandant de bord juste après l’atterrissage. Arrivés à 22h à Athènes, il nous faut près de deux heures encore pour rejoindre le Pirée par le métro et descendre à l’hôtel Delfini (de dauphins, pas de trace, mais des chats et des fourmis…!) pour une courte nuit. Dans le Routard, il doit être classé quelque part entre « Miteux » et « Où ne pas dormir ». Pour somnoler quelques heures, ça fait néanmoins l’affaire. Cet hôtel a l’avantage d’être à 100 m du quai d’embarquement où nous attend notre ferry à 7h30. Commence alors l’odyssée de 7 h sur la mer Égée vers Mykonos, avec escales à Syros et Tinos. Arrivés à Mykonos, il fait chaud ! Nous allégeons nos tenues et nous laissons gentiment accueillir par Marietta, de la Pension Anais. Après 29 h de voyage, un peu de repos est apprécié ! Et l’île semble assez fascinante avec ses maisons blanches éparpillées sur les rochers, ses chapelles par centaines, ses moulins à vent et ses habitants chaleureux. Bref, on est arrivés dans les Cyclades !

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