Du Kerala au Tamil Nadu

Du Kerala au Tamil Nadu

L’espace et le temps indiens

Se déplacer dans ce vaste pays demande du temps. Évaluer le meilleur mode de transport d’un point à un autre n’est pas une chose facile.
Le réseau des trains est assez dense, l’ensemble de l’Inde est bien desservie et les liaisons sont nombreuses. C’est un moyen de transport très populaire ; en conséquence, les trains sont toujours très pleins et il faut s’y prendre plusieurs jours à l’avance pour être sûr d’avoir des billets. Or l’anticipation n’est pas notre fort… Et malgré nos efforts, impossible d’acheter les billets en ligne car le site IRCTC (Indian Railway Catering et Tourism Corporation – la SNCF Indienne) n’accepte pas les cartes Visa.
Pour un trajet jusqu’à 150 km, vu que nous sommes 5 (plus les bagages), il est plus avantageux pour nous de louer une voiture avec un chauffeur, même si la durée du trajet n’est pas forcément plus rapide car l’état des routes et du trafic est assez aléatoire… C’est donc en taxi que nous quittons l’ashram d’Amma pour Thiruvananthapuram, la capitale du Kérala au nom si chantant (appelée aussi plus simplement Trivandrum – ouf !) Ce sera pour nous une simple étape d’une nuit, avant de prendre un train pour Maduraï. Cette fois, nous avons réussi à prendre des billets en classe CC (Chair Coah – places assises avec climatisation).

Gare de Trivandrum

Cyclone

Avec ce train, nous traversons l’extrême sud de l’Inde, qui vient d’être touché par le cyclone Ockhi et nous découvrons les dégâts : champs et villages inondés, bananiers pliés en deux, cocotiers décapités… On est bien contents de ne pas avoir été là lorsqu’il est passé 1 jour plus tôt.

Vrushita

La suite de notre voyage est animée par la rencontre avec une famille indienne originaire de Mysore et en particulier la petite Vrushita qui vient à notre rencontre avec une énergie et un naturel désarmant. Jeux d’école : elle fait la maîtresse, trace des lettres sur un tableau imaginaire, Ernest et Cécile sont ses élèves et du haut de ses 3 ans et demi elle corrige et donne des instructions. Jeux de mains, sauts, chants, danse, collage de gommettes, dinette, tout cela avec quelques mots d’anglais et beaucoup de gestes. Après ces quelques heures de trajet, nous sommes vraiment amis. Le lendemain, nous retrouvons par hasard toute la famille aux portes du temple de Maduraï – mais cette fois, Vrushita est toute intimidée… Une belle rencontre !

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