Incredible India

Incredible India

Nous voici depuis 3 jours à Kochi, dans l’état du Kerala en Inde. La chaleur humide est étouffante. Les Indiens souriants et… omniprésents. Partout et nombreux. Les femmes habillées en sari et les hommes portant la jupe traditionnelle, le lunghi, qu’ils nouent d’une façon longue ou courte selon leurs besoins : impressionnant.

Dès le premier jour, nous découvrons les joies du tuk-tuk, le tricycle motorisé qui sert de taxi pour les déplacements courts, communément appelé « rickshaw ». Nous voilà partis pour un premier tour en ville, à 6 dans le tuk-tuk d’Edwin — notre logeur — qui peine un peu et cahote dans les rues bondées. Edwin se fraie un chemin à coups de klaxon et nous montre les lieux remarquables de sa ville.

Le lavoir collectif

La tribune des meetings politiques

Le Kerala est traditionnellement communiste et nous sommes frappés par les nombreuses images de Marx, Che Guevara et même Staline ou Fidel Castro, que l’on voit partout entre les portraits de Ganesh, Shiva ou Krishna…

 

Les filets de pêche chinois

Ces carrelets, introduits par les pêcheurs chinois il y a plusieurs siècles, sont de grands filets à bascule manuels, typiques du coin. Visite et petit pourboire aux pêcheurs qui nous font la démonstration… et déambulation dans le très vivant marché au poisson qui jouxte ce port pas comme les autres.

Le premier temple

Où nous découvrons qu’il y a un lien entre les temples hindous et la présence des éléphants, car ils sont utilisés pour des parades, lors des fêtes religieuses.

 

La consultation et le massage ayurvédique

Comme j’avais dit à Edwin que je souffrais d’une hernie discale, il m’a aussitôt proposé une visite chez un médecin ayurvédique de sa connaissance. Le docteur Pramod Kumar m’a donc reçu et il a traité tout de suite mon blocage à l’épaule par différentes manipulations. Ensuite, il m’a proposé un massage avec des tampons chauds, contenant du riz et des plantes. En chauffant, les herbes dégagent une sorte d’huile qui sent la cacahuète. Le masseur s’appelait Vishnou (sic) et sa technique a été efficace sur mes tensions musculaires. D’autant plus bienvenue car les déplacements en tuk-tuk ou en taxi sont plutôt chaotiques !

 

Le Kathakali

Cet art théâtral traditionnel du Kérala raconte les épopées guerrières du Mahabharata, mêlant les dieux, les rois et les héros. Il est joué exclusivement par des hommes. Le spectacle donné par le centre spécialisé du Kathakali de Kochi nous transporte dans un univers pittoresque, fantastique, tout en couleurs, en musique et en éclats. Raclements de gorge, mouvements subtils de la tête, chant, danse, rythme des tambours, le spectacle est d’une expressivité incroyable, essentiellement via les gestes des mains (les mudras) et des yeux. Même s’il est presque possible de comprendre en regardant les acteurs dans les yeux, un résumé bienvenu de l’intrigue est disponible en français ! Ce spectacle est une véritable leçon de culture indienne… nous apprenons à y reconnaître la façon si caractéristique qu’ont les Indiens de dodeliner de la tête lorsqu’ils approuvent ou sont contents.

Soudain, au beau milieu du spectacle : coupure de courant car un orage gronde à l’extérieur. Les acteurs continuent imperturbablement à la lumière des bougies. Et Solal dort, tout aussi imperturbablement malgré la puissance des tambours et du tonnerre mêlés.

 

Le restaurant familial

Nous attendons un peu avant de sortir du théâtre, car la pluie tropicale est plutôt dissuasive. Ernest touche un bougeoir suspendu et se fait piquer le doigt par une guêpe énervée par l’orage. Le quartier est à nouveau plongé dans le noir. La foudre tombe si près que nous sursautons tous. Nous sortons à tâtons dans la rue et nous réfugions dans une guest house-restaurant, tout près du théâtre. Nous entrons alors que tout semble noir et fermé… mais les gens sont là et nous accueillent à bras ouverts, nous préparant un repas à la lumière des bougies et des smartphones. Ils ont un sens du service très développé ! On dirait qu’ils sont prêts à tout pour nous satisfaire. C’est super, mais aussi un peu gênant parfois. La femme et les enfants s’activent à la cuisine, le père est sur le canapé, devant la télé éteinte. Puis le courant revient,la télé se rallume… et il continue à suivre son émission sans broncher pendant que nous nous régalons. Armand apprécie les dosas, le dahl et le poulet massala… ces Indiens savent vivre !

Instantanés de notre première journée en Inde… La sensation est vraiment d’avoir débarqué dans un autre monde. La rue est un spectacle permanent, véhicules improbables, passant.e.s aux costumes locaux, klaxons en permanence, odeurs mélangées d’épices, de feux de feuilles exotiques et de pots d’échappement, commerces partout et à toute heure, images aux couleurs criardes (on a dû expliquer le mot « kitch » aux enfants, car il nous vient spontanément à l’esprit dans toutes sortes de situation). Et, au milieu de tout ce raffut, le calme des Indiens et des Indiennes, leur dignité tranquille, et leur sourire lumineux dès que nos regards se croisent.

4 Replies to “Incredible India”

  1. Bonjour,
    Impressionnant, par contre je suis très déçu vous ne montrez pas de vache? Il n’y en a plus?
    Nous suivons avec impatience le feuilleton quotidien de vos visites… exotiques.
    bonne continuation, et gare aux orages, ne contrariez pas les dieux. toujours pas de photos de Royal Enfield, est ce un mythe?
    Bernard

    1. Merci Bernard, les photos de Royal Enfield suivront peut-être dans un article exclusivement consacré aux moyens de locomotion locaux… Quant aux vaches, on en a vu quelques unes en effet dans les rues, mais pas autant que des chèvres, des chiens, des poules…

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